Questions fréquentes

A partir de quel âge puis je amener mon bébé chez l’ostéopathe ?

Dès la naissance. Il est intéressant d’emmener son bébé rapidement après l’accouchement pour vérifier les asymétries crâniennes et posturales. En aucun cas ceci est indispensable.

Combien de séances d’ostéopathie faut-il ?

En général, une seule séance d’ostéopathie suffit.

Cependant, lors de douleurs très aiguës (comme par exemple un lumbago) ou des douleurs anciennes, une deuxième séance peut être nécessaire.

Votre ostéopathe vous expliquera à la fin de la consultation s’il est nécessaire de se revoir, pourquoi et sous combien de temps. Ceci est propre à chaque patient et à son motif de consultation.

Existe-il des spécialités en ostéopathie ? ostéopathe crânien, ostéopathe pour les bébés….

L’ostéopathe est capable, grâce à sa formation, de traiter dans tous les champs.

Néanmoins, il existe des ostéopathes qui traitent beaucoup plus certains types de pathologies fonctionnelles ou certains types de patients, et qui se sont formés dans des domaines assez spécialisés (nourrissons – maternité, sport, personnes âgées…).

Méfiance si un ostéopathe se dit spécialisé dans une partie de l’ostéopathie..renseignez-vous sur ses formations.

Faut-il passer d’abord par la case médecin ?

Vous pouvez consulter votre ostéopathe en première intention, c’est-à-dire sans avoir consulté votre médecin traitant auparavant. Votre médecin peut cependant vous orienter vers un ostéopathe.

Un ostéopathe bien formé est en mesure de déceler les contre-indications à un traitement ostéopathique (fracture, hernie discale, maladie inflammatoire…) et saura vous orienter vers votre médecin si besoin.

J’ai vu 2 ostéopathes différents, et il m’a semblé que leurs techniques n’étaient pas les mêmes !

C’est normal. On dit qu’il y a autant d’ostéopathies que d’ostéopathes. Chacun a sa propre sensibilité, ses techniques, et sa façon de voir les choses. Le résultat doit cependant être primordial. Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec un ou une praticien(ne), vous pouvez en parler avec lui (elle) ou bien changer de thérapeute. La confiance en votre praticien est primordiale pour la réussite de votre traitement.

L’ostéopathie peut-elle tout traiter ?

Non. L’ostéopathie a son champ de compétences mais ne remplace pas la médecine “classique” (allopathique). Elle en est complémentaire. L’ostéopathe compétent se doit de connaitre ses limites et d’orienter son patient vers un autre professionnel de santé si besoin.

Dans cette optique de pluridisciplinarité, le cabinet de Charlotte Hervouët se situe au sein d’une maison de santé dans laquelle sont installés d’autres professionnels de santé (médecins généralistes, dentistes, médecins gynécologues, infirmiers).

Mon ostéopathe va-t-il me faire craquer les vertèbres ?

Pas forcément ! Charlotte Hervouët a été formée à un grand nombre de techniques ostéopathiques, dont les techniques structurelles, appelées plus communément “de cracking”. Ainsi, elle choisira les techniques les plus adaptées à votre cas : à votre douleur, à votre morphologie, à votre âge et à vos antécédents.

Mais ce “crack”, qu’est-ce que c’est ?

Le bruit ne vient pas du frottement de l’os ou du cartilage mais seulement de la libération d’une hyperpression intra-articulaire. Le brusque changement de pression dans l’articulation provoque une libération des bulles de gaz agglomérées dans le liquide synovial, créant ce « crack articulaire ».

Est-ce qu’il faut que ça craque pour que ça fonctionne ?

Le craquement n’est en aucun cas un signe de réussite ni de dangerosité de la manipulation. La manœuvre correctrice est réussie si l’articulation retrouve sa mobilité articulaire et non pas en fonction de l’importance du “crack” !

Et si je ne veux pas que ça craque ?

Certains ne supportent pas le “crack”. Si, malgré les explications fournies ici ainsi que verbalement par votre ostéopathe, vous appréhendez toujours ce genre de techniques, n’hésitez pas à la signaler. D’autres techniques en ostéopathie sont réalisables.

Pourquoi faut-il connaître l’école d’ostéopathie de votre thérapeute ?

Arrivée dans l’hexagone dans les années 1950 par des praticiens formés outre-manche, l’ostéopathie est licite en France depuis la loi du 4 mars 2002, dite Loi Kouchner, et ses décrets d’application du 25 mars 2007. Cette loi reconnait le métier d’ostéopathe en même temps qu’un diplôme national et que l’agrément des instituts de formation aptes à le délivrer.

Si cette loi régule enfin une profession jusqu’alors exercée dans l’illégalité, elle entraîne un problème majeur de démographie. En effet, avec 21 876 ostéopathes en janvier 2014, soit un pour 2 987 habitants, la France détient le record mondial du nombre d’ostéopathes. Ceci est dû à un autre record français, celui du nombre d’instituts de formation : 54 en janvier 2014, 74 en incluant la vingtaine d’établissements dont l’agrément est contesté. 11 000 étudiants sont actuellement en formation, 3 000 diplômés sortant chaque année quand 700 à 800 suffiraient amplement. La démographie du nombre de praticiens ostéopathes en France a ainsi doublé depuis 2009, soit en 5 ans. Lorsqu’on compare avec le Royaume-Uni qui a à peu près la même densité démographique que la France, on dénombre un ostéopathe pour 14 400 habitants soit 4 300 professionnels exerçant et 9 établissements de formation outre-Manche.

Face à ce problème quantitatif, notre pays doit également faire face à un problème qualitatif. En effet, il existe de grands disparités entre les différents instituts de formation, ne serait ce que sur la durée des études, allant de 3 à 6 ans. Ces différences sont imputables au flou législatif réglementant la formation. Les syndicats d’étudiants et de professionnels se battent pour faire évoluer les choses mais le marché de la formation en ostéopathie est très lucratif et un vrai lobbying a vu le jour, exerçant une pression négative qui entraîne l’inertie totale du sujet.

Seuls certains de ces établissement sont agréés par le ministère de la santé, de la jeunesse et des sports. En voici la liste : liste des établissements de formation agréés

La loi a évolué en septembre 2014 : la formation va être réglementée par un nombre d’heures minimal et les écoles vont devoir se doter de centre de consultations afin que les futurs praticiens aient pris en charge un certains nombre de patients en étant encadrés par des tuteurs ostéopathes diplômés avant d’obtenir leur diplôme. Ceci est une grande évolution (voire révolution !) et devrait permettre d’assurer une meilleure sécurité aux patients.

Qu’est ce qu’un ostéopathe « D.O. » ?

Les initiales « D.O. » signifient « Diplômé en Ostéopathie ». Le diplôme d’ostéopathie est délivré suite à une formation complète de 5 ans minimum, l’obtention d’un clinicat et la soutenance d’un mémoire. Ces initiales sont donc garantes d’un haut niveau de compétences et assurent une sécurité au patient.

La formation en ostéopathie est encore mal réglementée en France et il existe de nombreuses disparités entre les différentes écoles. Une formation de 5 ans minimum dans une école sérieuse est un gage de qualité et de sécurité pour les patients.

Quelle est la différence entre un ostéopathe et un masseur-kinésithérapeute ?

Ce sont deux métiers différents mais qui sont complémentaires l’un de l’autre.

Votre kinésithérapeute est le professionnel de la rééducation et du massage. Vous allez le consulter avec une prescription de votre médecin traitant. Il peut s’occuper [liste non exhaustive] de la rééducation après une entorse ou une intervention chirurgicale, mais également après un accouchement. Il prend également en charge la kinésithérapie respiratoire des enfants lors d’une bronchiolite par exemple. Votre kinésithérapeute a la possibilité d’utiliser différents outils tels que la chaleur, le froid, des ultrasons et des infrarouges. Plusieurs séances sont généralement nécessaires lors d’un traitement de kinésithérapie.

Votre ostéopathe possède son propre diagnostic appelé Diagnostic Spécifique Ostéopathique. Vous pouvez le consulter en première intention, c’est à dire sans avoir consulté votre médecin traitant auparavant. L’ostéopathe va avoir une vision très globale du corps et réaliser un traitement qui va viser à rendre leur mobilité aux structures ostéo-articulaires mais également au crâne et aux organes.

Parfois, votre ostéopathe pourra vous conseiller de réaliser une rééducation avec un kinésithérapeute et inversement. Par exemple, après une entorse de cheville, un traitement d’ostéopathie permet de travailler sur les dysfonctions existant entre les articulations du pied, de la cheville, de la jambe et du bassin, consécutives à l’entorse. Puis, le travail avec votre kinésithérapeute permettra de rééduquer les muscles et les ligaments afin de renforcer le système de contention de la cheville, d’améliorer la proprioception et d’éviter de futures entorses.

Ainsi, ostéopathie et kinésithérapie sont deux thérapies manuelles, différentes mais complémentaires l’une de l’autre.